Devrait-on rendre l’euthanasie humaine légale? Je crois que trop souvent, face à ce sujet, les personnes formulent leur opinion à propos de l’euthanasie en se basant sur une de leurs opinions préexistante étant sois « Il ne faut jamais enlever la vie » ou « Vivre est un choix personnel ». L’étape incroyablement importante où l’on doit réfléchir et s’informer pour se rendre compte des avantages et des conséquences de chaque position face à la question se fait remplacer par l’application d’une croyance générale. Mais la vérité est que l’euthanasie humaine est un cas très spécial de vie et de mort qui a ses conséquences et avantages spécifiques. Je suis une personne qui pense vraiment que vivre est un choix personnel, mais quand on parle de la légalisation de l’euthanasie humaine, donc de donner la permission à un docteur de mettre un patient consentant souffrant de façon constante hors de leur misère , je dois me mettre contre elle parce que la permettre éliminerai presque tout espoir chez les gens dans les stades plus avancés des maladies terminales et parce que je craints la mentalité que légalement permettre cet acte susciterait dans la société.
Premièrement, je suis une personne qui croit toujours que l’on devrait garder espoir, peut importe si on la base sur une croyance aux pouvoirs d’intervention du divin ou sur le fait qu’il y a certains processus biologiques que la science ne réussit pas encore à comprendre. Il existe vraiment des cas « miracles » chez les personnes diagnostiqués de maladies terminales, comme celui de Charles Burrows, qui en 2005 a été diagnostiqué d’un cancer inopérable et s’est fait dire qu’il avaitun ou deux mois à vivre. À la surprise de tout le monde, surtout ses docteurs, sa tumeur meurtrière a disparue et M Burrows est toujours en vie aujourd’hui. Donc guérir est possible et l’espoir d’un patient qu’il ira mieux peut le motiver, soulever son moral ainsi que celui de tous ceux qui l’entoure et est ce qui, combiné avec la croyance et quelques mensonges avec de bonnes intentions, est responsable de l’effet placebo, un effet curieux qui peut améliorer la santé avec seulement le pouvoir de la suggestion, comme l’explique Daniel Keogh d’ABC :
L’euthanasie humaine représente un moyen facile pour s’échapper de la souffrance. Ceci peut sembler bon à premier coup d’œil, mais il faut réaliser que la légaliser anéantirait l’espoir d’innombrables personnes souffrant de diverses maladies. Quand l’être humain est confronté avec un choix, cela fait partie de la nature humaine d’être incliner à choisir l’option la moins difficile, ennuyante ou encombrante pour soi-même. Chez les élèves de tous âges quand vient le temps de choisir entre l’étude et une fête durant la fin de semaine, c’est le plus souvent la fête qui gagne, même s’il sait bien qu’il devrait être en train d’étudier. Tout comme pour un patient souffrant qui a traversé des péripéties éprouvantes qui étaient apparemment pour rien puisqu’il se fait dire qu’il ne va pas vivre beaucoup plus longtemps, l’euthanasie aux mains d’un docteur qui sait ce qu’il fait après avoir fait la paix avec ceux qu’il aime est mille fois plus tentant que de continuer à se battre avec l’espoir que par miracle il survira. Légaliser l’euthanasie enlèverait l’espoir de plusieurs patients, donc pour beaucoup d’entre eux une de leurs raisons de vivre, et ammènera la mort à certains qui auraient survécu par extrême chance.
Deuxièmement, je crois que la légalisation de la mort assistée invoquerait chez beaucoup de gens une dévalorisation de la vie humaine. Légaliser cet acte rendrait la chose socialement et moralement acceptable, voulant dire qu’avec le temps, le stigmate négatif que l’on donne à cet enlèvement de vie se dissiperait. L’euthanasie humaine serait perçue comme une liberté et un choix. Le seul problème est que ce « choix », contrairement à l’avortement comme exemple, peut aller beaucoup plus loin encore. D’abord l’on peut légaliser l’euthanasie sans l’accord du patient, donc l’euthanasie des personnes dans le coma permanent. Puis après celui des personnes atteintes de maladies mentales, pour lequel on n’a pas véritablement de guérison. Puis après des vieux atteint d’incapacités qui, n’ont tout simplement plus d’utilité dans la société. Tout ceci semble horrible maintenant que l’on a encore du trouble à accepter à accorder la mort à un individu condamné qui le désir, mais c’est pourtant ce que les gens envisagent quand on leur a donné un petit goût au pouvoir de donner la mort à ceux qui « souffrent ». Au Pays-Bas, les gens pensent de cette façon – l’âge minimum pour être euthanasié est seulement douze ans et certains docteurs, comme un groupe d’aînés qui ont admit avoir euthanasié 22 nouveau-nés car ils étaient atteint de maladies terminales, aimerait enlever entièrement l’âge minimum. Si les gens tirent de la légalisation de l’euthanasie humaine le droit éventuel d’abuser et d’agrandir le spectre de gens et de circonstances dans lesquels l’euthanasie est acceptable, pourquoi leur donner la chance de le faire? La meilleure façon de s’assurer que quelqu’un ne devienne pas toxicomane est de ne jamais lui faire connaitre les drogues tout comme la meilleure façon de s’assurer que la mort assistée ne devienne pas abusée est de ne pas donner à la population l’idée qu’elle est acceptable.
J'aimerais bien pouvoir croire que légaliser la mort assistée pour aider les personnes qui souffrent véritablement soit possible sans que cela enlève injustement l’espoir et la vie de certains gens et que cela endommage les idées de la société à propos de la vie humaine, mais je sais que cela n'est pas possible. Comme le dirait Fox Mulder, "Je veux y croire," mais la voix de la raison - mon côté Dana Scully - me rappelle de rester réaliste.
